La chandeleur 

 

    Étymologiquement parlant, la chandeleur, (autrefois la chandeleuse), vient du mot chandelle.
Mais comme beaucoup de fêtes judéo-chrétiennes, la chandeleur trouve son origine dans un mixage des traditions païennes et des religions juive et chrétienne.

Les Origines Païennes

   L'une des origines de la Chandeleur remonte aux Parentalia romaines: fête annuelle en l'honneur des morts, et au cours de laquelle ils veillaient, éclairés de cierges et de torches.
Chandeleur est aussi reliée au dieu Pan. Durant une nuit, les adeptes parcouraient les rues de Rome en portant des flambeaux.
La chandeleur, c'est aussi une croyance née d'une symbolique d'origine celte. La crêpe symbolise la roue solaire et le don aux divinités sans lequel le blé serait altéré.

Les Origines Juives et Chrétiennes

   Cette fête chrétienne a pour origine les relevailles de Marie, 40 jours après la naissance de Jésus, au cours d'une cérémonie de purification. C'est le jour de la présentation de Jésus au temple, 40 jours après Noël ( jour de sa naissance ).
 Selon la loi juive de cette époque (Lévitique, XII), une mère qui accouchait d'un garçon était considérée comme impure pendant 7 jours et devait ensuite attendre la purification de son sang pendant 33 jours (donc pas question de se rendre dans un lieu sacré durant cette période). Après la naissance d'une fille, les délais étaient plus longs: la mère était impure pendant 14 jours et la purification avait lieu au bout de 66 jours! 
   La circoncision du garçon avait lieu le huitième jour. La circoncision de Jésus se fête donc le Jour de l'An. Cette célébration est aujourd'hui tombée en désuétude...
Durant des siècles, la Chandeleur était symbolisée par les chandelles et les crêpes. Aujourd'hui il reste surtout les crêpes !

Les Crêpes

   La crêpe elle-même évoque le disque solaire, ainsi que les offrandes alimentaires.
La Chandeleur marque l'ouverture de la période de Carnaval. C'est en même temps, un signe de renaissance, de promesse d'avenir. La crêpe est censée exorciser la misère et le dénuement.
Il faut pour cela garder la première qui sera, tout au long de l'année, jusqu'à la Chandeleur suivante, garante de la prospérité. Cette crêpe que l'on ne mange pas est la survivance du rite de l'offrande. On y mettait parfois un "louis d'or" .